Vente terrains et fermes à El Omrane

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Soyons clairs dès le départ : El Omrane n'a pas de fermes, et presque plus de terrains nus. La délégation, au nord-ouest du centre de Tunis, entre Bab Saadoun, Le Bardo et Ras Tabia, est urbanisée depuis des décennies, rue après rue. Les rares terrains qui apparaissent sont des parcelles restées vides entre deux maisons, des cours ou jardins détachés d'une propriété familiale, ou, plus souvent, des maisons anciennes vendues pour leur terrain, que l'acheteur compte démolir et reconstruire.

L'offre en ligne est donc très réduite, parfois nulle pendant plusieurs semaines, et elle vient de particuliers. Sur Houni, vous contactez directement le vendeur. Pour un vrai choix de lots à bâtir, il faut regarder plus large : les terrains à vendre dans le gouvernorat de Tunis, et au-delà les gouvernorats voisins de l'Ariana, de la Manouba et de Ben Arous, où se trouvent les lotissements récents.

Qui achète un terrain à El Omrane

Les acheteurs sont surtout des familles déjà installées dans le quartier, qui veulent construire à côté des parents, et des petits promoteurs ou artisans du bâtiment qui cherchent une parcelle pour un immeuble de quelques niveaux. Pour ces derniers, l'équation est simple : la valeur du terrain dépend du nombre d'appartements que l'on peut y construire et de la demande locative du quartier, soutenue par la cité universitaire de Ras Tabia et par la proximité du métro léger.

Une maison très dégradée sur une parcelle bien placée peut ainsi se vendre au prix du terrain, voire moins si la démolition est coûteuse. Si vous préférez rénover plutôt que reconstruire, consultez aussi les maisons à vendre à El Omrane, où figurent les biens anciens à remettre en état.

Ce qu'on a le droit de construire

En milieu urbain dense, la vocation du sol ne fait guère de doute, mais les règles de construction, elles, varient d'une rue à l'autre. Le plan d'aménagement urbain de la commune de Tunis fixe la hauteur maximale, le nombre de niveaux, les reculs et le coefficient d'occupation de la parcelle. Avant toute offre, demandez à l'arrondissement municipal un certificat ou un renseignement d'urbanisme pour la parcelle exacte : c'est lui qui dira si votre projet d'immeuble est réaliste ou s'il faut se contenter d'une maison à deux niveaux.

Pensez aussi aux contraintes pratiques d'un chantier dans un quartier serré : accès des camions et de la bétonnière dans une rue étroite, murs mitoyens à protéger, voisins à prévenir. Une parcelle en angle ou donnant sur une rue plus large vaut plus, car elle simplifie le chantier et améliore la façade.

Foncier, réseaux et démolition

Le terrain doit idéalement être titré, au nom du ou des vendeurs, sans hypothèque inscrite à la conservation de la propriété foncière. Dans le quartier, beaucoup de parcelles sont en indivision entre héritiers, ce qui impose l'accord de tous avant l'acte. Vérifiez les limites réelles du lot sur place avec un géomètre : les murs construits au fil des ans ne suivent pas toujours le plan.

L'avantage d'El Omrane est que les réseaux existent déjà : eau, électricité et assainissement desservent déjà les rues, ce qui évite les longues démarches de raccordement des terrains en périphérie. Faites tout de même confirmer par la SONEDE et la STEG les conditions de branchement. Si le terrain porte une construction, ajoutez au budget la démolition, l'évacuation des gravats et l'autorisation correspondante, avant même de parler de fondations.

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